LALMANACH DE BELZÉBUTH

by

LALMANACH DE BELZÉBUTH Author
Isbn
File size 8 Mb
Year 2011
Pages 246
Language English
File format EPUB
Category Literatura

Book Description:

...Paul Poirier eut une sorte de sourire en murmurant Madison, toujours deux fois, comme le facteur. Puis, sur ce dernier mauvais calembour, il fixa limage de sa Fée derrière ses yeux, puis tourna le commutateur dans son cerveau pour éteindre la lumière et tout sarrêta définitivement. Au même instant, dans un avion qui filait vers lEst, en direction de la France, quelque part au-dessus de lOcéan une magnifique jeune femme aux yeux bleus couleur dun lac du nord sentit son c oeur semplir du froid inhumain du cosmos. Elle sut quelle avait perdu pour toujours un vaillant chevalier à qui elle avait donné son c oeur pur. Elle revit, à l instant où Paul expirait, cet homme quelle avait rencontré en 1998 devant une boutique vieillotte de lOklahoma et qui lavait attendue en vain une vie entière. Les yeux couleur des lacs de Norvège semplirent de larmes, elle serra très fort les accoudoirs de son fauteuil, elle aurait aimé lui annoncer quelle venait sinstaller définitivement en France.Lorsque Dieu et Diable jouent aux échecs, cest toute lexistence de Paul Poirier qui est jalonnée des tribulations imaginées par ces deux entités qui gouvernent nos destinées. Au bout de notre chemin, il ne reste quun constat : toute la folie de la vie nest-elle pas seulement une course au bonheur ? Ce roman en est une superbe illustration.EXTRAITCe n’était pas la nuit, il faisait bien plus sombre que lors d’une nuit sans lune au fond d’une galerie de mine sans éclairage. Il ne faisait pas froid, c’était bien pire. Aucun thermomètre n’aurait pu enregistrer une telle absence de chaleur. Pas l’ombre d’une molécule, pas la moindre trace de l’ombre d’un quark, pas un photon perdu dans tout ce Rien. Pas un son, pas un grondement, pas même les prémisses du frémissement d’ondes électromagnétiques ; en comparaison de ce silence absolu et total, le tombeau d’un pharaon aurait semblé habité par un orchestre philarmonique interprétant du Mendelssohn.Un seul mot pouvait tout résumer à cette époque : Absence.

 

 

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